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Appel à communications Cadres professionnels et interactions sociales Appel à communications pour le colloque intermédiaire du GT37 de l'AISLF Socio-anthropologie des interactions sociales 4 et 5 mars 2027 | Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles
Au sein de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française, il est de coutume, pour les comités de recherche et les groupes de travail, d’organiser un colloque intermédiaire entre deux congrès. Le premier colloque du GT37, créé dans la foulée du Congrès d’Ottawa de 2024, vise à rencontrer cette tradition via l’appel à communications suivant. Les interactions sociales constituent notre quotidien d’être humain. Si elles concernent la rencontre entre individus dans différents espaces, le présent appel à communications s’attache aux interactions sociales prenant place dans la vie professionnelle, en proposant trois axes : - Interactions sociales et intervenants sociaux ; - Interactions sociales et intervenants des mondes de la santé ; - Cadres professionnels diversifiés et interactions entre humains ou au-delà. Les interactions sociales prenant place dans un cadre professionnel sont marquées, entre autres, par la culture des individus – conçue dans son acception dynamique (Pretceille, 2023) et la plus large possible (Cuche, 2016) –, mais aussi par les quatre « statuts sociaux diffus importants » identifiés par Goffman (1988), ceux conférés par l’âge, le sexe (Goffman 1979 ; 2002), la classe et la race. Concernant cette dernière, les travaux de Elijah Anderson (2011 ; 2021) seront utilement consultés. Tout en partant du niveau microsocial, il s’agit aussi de s’intéresser à la façon dont les interactions sociales influencent ou sont influencées par les niveaux mésosocial (Fine, 2012) et macrosocial, considérant que les travaux interactionnistes portent aussi en eux une analyse des structures sociales (Goffman, 1991 ; Heinich, 2020). Cela ressort ainsi notamment des travaux d’Erving Goffman sur le stigmate (Goffman 1975 ; Collin, Dargère et Dubuis, 2024) et les institutions totales (Goffman, 1968 ; Vienne, Dargère et Héas, 2022), de ceux de Howard Becker sur la déviance (2020) ou encore de ceux d’Anselm Strauss (1985 ; 1992), ce dernier ayant notamment contribué à une sociologie des professions médicales, des institutions (Strauss et al., 1981) et de la maladie (Corbin and Strauss, 1988). Axe 1 | Interactions sociales et intervenants sociaux Cet axe s’adresse aux chercheur·e·s étudiant les interactions sociales prenant place dans le cadre de l’intervention sociale, du travail social et/ou de l’éducation spécialisée, en s’attachant à examiner tant les interactions avec les bénéficiaires que celles entre professionnel·le·s (dans une perspective monodisciplinaire ou pluridisciplinaire) ou avec la hiérarchie, les pouvoirs subsidiants ou politiques. Sur le plan bibliographique, l’ouvrage auquel on pense d’emblée est celui intitulé Erving Goffman et le travail social (Garneau et Namian, 2017). Citons aussi le livre Accompagner. Le travail social face à la précarité durable (Giuliani, 2013). Quelques pistes de travail peuvent néanmoins aussi concerner le traitement de la déviance des bénéficiaires (Becker, 2020), la collaboration pluridisciplinaire, les relations hiérarchiques, les relations interculturelles, les relations de genre, etc. Cet axe peut aussi concerner l’étude des interactions sociales dans les dispositifs dans les dispositifs de recherche (par exemple, la recherche-action participative, les recherches collaboratives, la méthode ethnographique, etc.) et d’apprentissage (qu’il s’agisse des stages professionnels que doivent effectuer les personnes inscrites dans des formations de travail social ou d’éducation spécialisée, de l’exécution de jeux de rôle, etc. Dans ce cadre, les travaux d’Erving Goffman autour des rites d’interaction (1974) ou de la mise en scène de la vie quotidienne (1973a et 1973b) seront sans doute utilement consultés. Enfin, il pourrait aussi s’agir de s’interroger sur la façon dont le contexte des politiques sociales détermine le cadre des interactions sociales entre professionnel·le·s et bénéficiaires/récipiendaires et sur les manières dont les interactions sociales façonnent, « braconnent » et innovent dans la mise en œuvre desdites politiques. Axe 2 | Interactions sociales et intervenants des mondes de la santé Ce deuxième axe concerne les chercheur·e·s étudiant les interactions sociales dans le secteur de la santé au sens large, qu’il s’agisse du milieu hospitalier ou pas. Il existe toute une littérature scientifique spécialisée concernant ce secteur, que l’on pense aux interactions sociales des étudiant·e·s stagiaires en soins infirmiers (Lagarde-Piron, 2018), de l’accompagnement en fin de vie des personnes mourantes, du rapport au corps dans une série de professions (kinésithérapie, ergothérapie, etc.), des relations pluridisciplinaires et/ou hiérarchiques, des interactions interculturelles, des relations de genre, de la relève interéquipe (Laurens, 2016), ou encore de l’incursion de nouvelles méthodes de management influençant les interactions sociales (Zaccaï-Reyners, 2023). Cet axe peut aussi concerner l’étude des interactions sociales dans les dispositifs de recherche et d’apprentissage, qu’il s’agisse des stages professionnels que doivent effectuer les personnes inscrites dans des formations médicales ou paramédicales, d’activités de simulation, de jeux de rôle, etc. A nouveau, les travaux interactionnistes généralistes peuvent constituer des ressources utiles. Axe 3 | Cadres professionnels diversifiés et interactions entre humains ou au-delà Le dernier axe vise à inviter les chercheur·e·s ne s’inscrivant dans aucun des deux axes précédents, mais étudiant aussi les interactions sociales dans tout cadre organisationnel, à nous soumettre une proposition de communication. Les cadres envisagés peuvent être de tout type et concerner aussi bien les administrations publiques – police, justice, services des étrangers, enseignement (Vienne, 2008), transports en commun, etc. – que les entreprises privées – relations à la clientèle, relations hiérarchiques, relations aux administrations, etc. –, les associations à but non lucratif – qui peuvent participer aux modifications des normes – ou encore les institutions sociales – par exemple dans une perspective croisant le travail d’Erving Goffman sur les institutions totales et celui de Michel Foucault ou celui de Didier Fassin sur diverses institutions. Les propositions peuvent s’ouvrir à d’autres paradigmes tout en les croisant avec celui interactionniste. Pensons notamment à la sociologie des organisations au départ des théories crozériennes. Enfin, les interactions étudiées peuvent concerner celles se produisant avec des agents non humains – interactions avec des animaux domestiques, apprivoisés ou dits « sauvages » (voir à ce sujet Stépanoff, 2024) et interactions avec la nature – ou relevant de l’intelligence artificielle – interactions avec un robot humanoïde ou tout autre robot dit intelligent, interactions avec un agent conversationnel augmenté par l’IA, etc. Bibliographie de l’AAC. - Anderson, E. (2011). The Cosmopolitan Canopy. W.W. Norton & Company. - Anderson, E (2021). Black in White Space. The University of Chicago Press. - Becker, H. S. (2020). Outsiders. Etudes de sociologie de la déviance. Métailié. - Cuche, D. (2016). La notion de culture dans les sciences sociales. La Découverte. - Collin, J., Dargère, C., & Dubuis, A. (dir.) (2024). Stigmates et (ré)actions sociales. In Les Politiques Sociales, n°3 et 4. - Collin, J., & Winkin, Y. (dir.) (2026). Travailler avec Goffman sur tout terrain. Presses universitaires de Liège. - Corbin, J. M., & Strauss, A. L. (1988). Unending Work and Care. Managing Chronic Illness at Home. Jossey-Bass. - Divay, S., & Legendre, F. (2023). Travaux inconnus de sociologues connu·es : Juliet Corbin et Anselm Strauss à l’avant-garde de questions actuelles sur la vie des gens aux prises avec la maladie chronique. Présentation de trois chapitres issus de l’ouvrage Unending Work and Care. Managing Chronic Illness at home. In SociologieS, https://doi.org/10.4000/sociologies.21858. - Fassin, D. (2011). La force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers. Seuil. - Fassin, D. (2015). L’ombre du monde. Une anthropologie de la condition carcérale. Seuil. - Fassin, D., & Defossez, A.-C. (2024). L’exil, toujours recommencé. Chronique de la frontière. Seuil. - Fine, G. A. (2012). Tiny Publics. A Theory of Group Action and Culture. Russell Sage Foundation. - Foucault, M. (2014). Surveiller et punir. Naissance de la prison. Gallimard. - Foucault, M. (2014). Histoire de la folie à l’âge classique. Gallimard. - Garneau, S., & Namian, D. (dir.) (2017). Erving Goffman et le travail social. Les Presses de l’Université d’Ottawa. - Giuliani, F. (2013). Accompagner. Le travail social face à la précarité durable. Presses universitaires de Rennes - Goffman, E. (1968). Asiles. Etudes sur la condition sociale des malades mentaux. Minuit. - Goffman, E. (1973a). La mise en scène de la vie quotidienne. 1. La présentation de soi. Minuit. - Goffman, E. (1973b). La mise en scène de la vie quotidienne. 2. Les relations en public. Minuit. - Goffman, E. (1974). Les rites d’interaction. Minuit. - Goffman, E. (1975). Stigmate. Les usages sociaux des handicaps. Minuit. - Goffman, E. (1979). Gender Advertisements. Harper Collins. - Goffman, E. (1988). L’ordre de l’interaction. In Winkin, Y. (ed.), Les moments et leurs hommes. Seuil/Minuit, pp. 186-230. - Goffman, E. (1991). Les cadres de l’expérience. Minuit. - Goffman, E. (2002). L’arrangement des sexes. La Dispute. - Heinich, N. (2020). La cadre-analyse d’Erving Goffman. Une aventure structuraliste. CNRS Editions. - Lagarde-Piron, L. (2018). Corps à corps infirmiers. La rencontre soigné/soignant en apprentissage. L’Harmattan. - Laurens, C. (2016). Les interactions soignantes à l’hôpital. La relève interéquipe, moment clé de communication. Seli Arslan - Ogien, R. (2017). Mes Mille et Une Nuits. La maladie comme drame et comme comédie. Albin Michel. - Pretceille, M. (2023). L’éducation interculturelle. Presses universitaires de France. - Stépanoff, C. (2024). Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l’humain. La Découverte. - Strauss, A. L., Schatzman, L., Bucker, R., Ehrlich D., & Sabshin, M. (1981). Psychiatric Ideologies and Institutions. Transaction Publishers. - Strauss, A. L. (1985). La trame de la négociation. Sociologie qualitative et interactionnisme. L’harmattan. - Strauss, A. L. (1992). Miroirs et masques. Une introduction à l’interactionnisme. Métailié. - Vienne, P. (2008). Comprendre les violences à l’école. De Boeck. - Vienne, P., Dargère, C., & Héas, S. (dir.) (2022). Penser l’enfermement. Anciens et nouveaux visages de l’institution totale. Presses universitaires de Grenoble. - Zaccaï-Reyners, N. (2023). Visites à l’ehpad. Presses universitaires de France. Bibliographie générale. - Augé, M. (2010). Pour une anthropologie des mondes contemporains, Flammarion. - Augé, M., & Colleyn, J.-P. (2018). L’anthropologie. Presses universitaires de France - Cefaï, D., Berger, M., Carlier, L., & Gaudin, O. (dir.) (2024). Ecologie humaine. Une science sociale des milieux de vie. Creaphis. - Chapoulie, J.-M. (2001). La tradition sociologique de Chicago. 1892-1961. Seuil. - Chapoulie, J.-M. (2011). À propos de la tradition interactionniste. In Recherches qualitatives, Volume 30, n°1, pp. i-vi. - Cherigui, A. (2025). Le processus de Désistance juvénile. Comment les adolescents sortent-ils de la délinquance. L’Harmattan. - Cicourel, A. V. (2013). The Social Organization of Juvenile Justice. Transaction Publishers. - De Queiroz, J. M., & Ziolkowski, M. (1997). L’interactionnisme symbolique. Presses universitaires de Rennes. - Dubois, V. (1999). La vie au guichet, relations administratives et traitement de la misère. Economica. - Fine, G. A. (ed.) (1995). A Second Chicago School? The Development of a Postwar American Sociology. The University of Chicago Press. - Guth, S. (dir.) (2008). Modernité de Robert Ezra Park. Les concepts de l’Ecole de Chicago. L’Harmattan. - Goulu, G. (2001). La Trame de la remédiation sociale, Thèse de Doctorat en Sociologie, Université de Nantes [Micro-fichée Lille, 2002] (N°ISSN : 0647.368152). - Hughes, E. C. (1996). Le regard sociologique. Editions de l’EHESS. - Jabobsen, M. H., & Smith, G. (ed.) (2022). The Routledge International Handbook of Goffman Studies. Routledge. - Joseph, I. (1998). Erving Goffman et la microsociologie. Presses universitaires de France. - Joseph I., & Jeannot G. (1995). Métiers du public, les compétences de l'agent et l'espace de l'usager. CNRS Editions. - Le Breton, D. (2016). L’interactionnisme symbolique. Presses universitaires de France. - Marchionni, A.-L. (2021). Une socio-anthropologie du syndrome d’Asperger. Regards obliques sur le monde moderne. L’Harmattan. - Olivier De Sardan, J.-P. (2008). La rigueur du qualitatif. Les contraintes empiriques de l’interprétation socio-anthropologique, Academia-Bruylant. - Weller, J.-M. (1999). L'Etat au guichet. Sociologie cognitive du travail et modernisation administrative des services publics. Desclée de Brouwer. - Winkin, Y. (2001). Anthropologie de la communication. De la théorie au terrain. Points. Calendrier 30 avril 2026 : réception des propositions de communications. 30 juin 2026 : retour aux auteur·e·s. 15 octobre 2026 : réception du texte présenté au colloque. 3 novembre 2026 : communication du programme provisoire du colloque et inscription au colloque. 30 janvier 2027 : dernier délai pour paiement des frais d’inscription (100,00 euros, requis pour que le nom du ou de la communicant.e apparaisse dans le programme officiel du colloque). 4 mars 2027 : colloque de 13h30 à 18h00 (accueil à 13h00). 5 mars 2027 : colloque de 9h30 à 17h00 (accueil café à 9h00). Modalités de soumission Les propositions de communications seront à déposer sur le site Internet www.sciencesconf.org ou, en cas d’impossibilité de s’y connecter, à adresser directement à Jonathan COLLIN, correspondant du GT37, à l’adresse suivante : jonathan.collin@vinci.be Chaque proposition contiendra 3000 caractères maximum, espaces compris et hors bibliographie. Chaque soumissionnaire est prié de ne faire qu’une seule proposition de communication. Frais de participation au colloque Le colloque se tiendra uniquement en présentiel à Bruxelles, à la Haute Ecole Léonard de Vinci. Pour les frais de déplacement, d’hébergement et d’inscription, les participant·e·s doivent s’adresser à leur institution ou à des organismes de financement externes si nécessaire. Par ailleurs, pour permettre l’organisation des pauses café et des repas, une contribution de 100,00 euros est demandée à chaque participant·e, communicant·e ou pas, à verser au plus tard le 30 janvier 2027 sur le compte bancaire qui sera communiqué à chacun.e ultérieurement. Comité scientifique Gaëtan ABSIL (Haute Ecole Libre Mosane-LABOCS, Liège | Belgique), Cédric ANDRIEN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Akiko AWA (Université Waseda, Tokyo | Japon), Catherine BERT (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles et Université de Namur, Namur | Belgique). Zïa CECCONE (EHESS, Paris | France), Asma CHERIGUI (Université de Lille, Lille | France). Jonathan COLLIN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles ; HELMo, Liège ; HELHa, Louvain-la-Neuve et AHS-Ostbelgien, Eupen | Belgique), Simon DUBETZ (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Marie DRUART (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Alexandre DUBUIS (LACCUS, Lausanne | Suisse), Pierre ETIENNE (Haute Ecole Libre Mosane-LABOCS, Liège | Belgique), Louise FONTAINE (Université Sainte-Anne, Nouvelle-Ecosse | Canada), Gérard GOULU (Université Rennes 2, Rennes | France), Nolan MASURE (Université Libre de Bruxelles, Bruxelles | Belgique), Hugo MESTAYER (Sorbonne Université, Paris | France), Anh Thy NGUYEN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Nicolas PINON (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles et Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve | Belgique), Florence SOHET (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Séverine STRAGIER (Haute Ecole Léonard de Vinci et Université Libre de Bruxelles, Bruxelles | Belgique), Patrice REGNIER (Université Catholique de l’Ouest, Vannes | France), Christophe REMION (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Raphaël VAN NECK (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Philippe VIENNE (Université Libre de Bruxelles, Bruxelles | Belgique) Yves WINKIN (Université de Liège, Liège et CNAM, Paris | Belgique et France), Nathalie ZACCAÏ-REYNERS (Université Libre de Bruxelles, Bruxelles | Belgique). Comité d’organisation Cédric ANDRIEN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Zïa CECCONE (EHESS, Paris | France), Asma CHERIGUI (Université de Lille, Lille | France), Jonathan COLLIN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Florence DELAUNOY (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Benjamin DRABBE (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Alexandre DUBUIS (LACCUS, Lausanne | Suisse), Louise FONTAINE (Université Sainte-Anne, Nouvelle-Ecosse | Canada), Gérard GOULU (Université Rennes 2, Rennes | France), Hugo MESTAYER (Sorbonne Université, Paris | France), Anh Thy NGUYEN (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique), Patrice REGNIER (Université Catholique de l’Ouest, Vannes | France), Raphaël VAN NECK (Haute Ecole Léonard de Vinci, Bruxelles | Belgique). |
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